Aimé Césaire parle de son enfance sur une habitation d’esclaves
11 mars 2008 par admin
Aimé Césaire - pour la première fois - parle de son enfance sur une habitation d'esclaves.
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Aimé Césaire - pour la première fois - parle de son enfance sur une habitation d'esclaves.
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11 mars 2008 à 8:02
Merci ! je n'avais jamais entendu un tel entretien de Césaire !
12 mars 2008 à 18:21
Bonjour,
L'illumination qu'a constitué dans ma vie la lecture de : "Cahier d'un retour au pays natal", la constance et l'actualité de toutes les impressions ressenties, constitue tout un pan de mon expérience intellectuelle. Cette découverte, je la souhaite aux jeunes africains d'aujourd'hui car Aimé Césaire est toujours une parole d'aujourd'hui. Ce projet de recueil de témoignages à propos de l'esclavage, est très important et je suis ravie qu'il ait été entrepris. L'esprit d'entreprise de Serge Bilé est assez bluffant. Si seulement son exemple était plus suivi, les montagnes d'ignorance sous lesquelles nous végètons, seraient dissipées en un rien de temps. Que font les autres intellectuels ? Monique.
12 mars 2008 à 21:15
Fondamental, cet entretien! Non seulement pour une plus grande connaissance de cet exceptionnel humaniste qu'est Aimé Césaire, mais pour bien comprendre le monde qui nous a forgé: "J'habite une blessure sacrée" (A.C.)
13 mars 2008 à 16:48
Si l'on veut comprendre l'histoire du XXème siècle, la connaissance de l'oeuvre et des combats de Aimé Césaire est incontournable.
La futilité intellectuelle de notre temps médiatique est un des ingrédients qui est en train de faire basculer la civilisation occidentale dans une nouvelle barbarie.
Il ne faut donc pas être surpris que l'esprit de résistance, tel que Aimé Césaire nous en donne le magnifique l'exemple depuis toujours, soit occulté, car ce sont les medias qui commandent, et les medias, c'est l'Occupation.
Par ailleurs - mais ce n'est pas ailleurs, c'est en France - les oeuvres de Aimé Césaire sont toujours à l'index (depuis 1998), par décision de l'Education nationale : la seule université au monde où les textes de Césaire ne sont pas inscrits au programme des axamens de terminale, c'est l'université française.
Jean-Jacques
14 mars 2008 à 6:47
Aimé Césaire est le vehicule de la littérature noir. Par lui j'ai eu le goût de la bonne littérature. Je profite cet espace pour lui rendre hommage et un vibrant temoignage merité. Comme il a exalté les valeurs du peuple noir j'ose croire qu'il est le fidèle interprête de cette horible avanture de l'homme noir. Ce qui vient de Césaire merite un large credit
18 avril 2008 à 21:47
Serge Bilé mérite le soutien, ne serait-ce que moral, de tous. Il y a des vérités que nous seuls Nègres pouvons montrer au reste du monde. Etant ‘’de la race de ceux qu’on opprime’’ pour reprendre Césaire, nous ne pouvons pas attendre de l’oppresseur d’hier et d’aujourd’hui une telle tache. Nous devons écrire notre propre histoire. Le retour, en Occident, des thèses négationnistes et révisionnistes, de l’esclavage et du fait colonial notamment, montre que les héritiers des idéologues racistes du 19-ème siècle ont à cœur de perpétuer le mépris dont le Nègre a été, est encore, l’objet.
Le premier acte de résistance c’est de ‘’s’armer de science jusqu’aux dents’’ (Cheikh Anta Diop) pour faire face aux falsificateurs de l’Histoire qui sont d’une ténacité. L’Histoire est trop sérieuse pour qu’on la laisse à des mains inexpertes. L’Histoire nous révèle à nous-mêmes, nous réconcilie avec nous-mêmes. Et une connaissance de l’Histoire apporte la conscience, seule arme pour rester debout et regarder le temps en face. Voilà pourquoi cette initiative de Bilé de lancer cette plateforme pour fixer des témoignages essentiels.
Je suis d’accord avec Monique Mbeka Phoba pour dire que les jeunes doivent –c’est bien un devoir – aller à la découverte de Césaire et d’autres patriotes noirs qui se sont donnés corps et âmes pour que l’homme noir connaissent son passé et soit fier de le revendiquer.
19 avril 2008 à 8:02
quand notre regretter Césaire parle de la misère , de son enfance ..on ne peut qu'avoir des larmes .
Heureusement pour nous Antillais avons hérité de cet homme et j'espère qu'il restera sur ses terres a la Martinique pour l'éternité.
jean
19 avril 2008 à 8:20
Nous venons de perdre Le père de la Négritude, le père de la pensée noire dans toute sa dimension.
je fais parti des nègres qui ont appris la literature à travers les textes de Cesaire et de senghor.
Nous venons de perdre toute une bibliothèque. Aujourd'hui les Nègres sont orphelins.
19 avril 2008 à 13:55
Césaire fut un maître à penser de notre époque, nous nous devons de faire perdurer ses pensées,l'engagement inhérent à la démarche intellectuelle est là, nos intellos devraient avoir honte, en tout cas l'afrique a honte d'eux, que son âme repose en paix, nous sommes tous coupables de nous taire, surtout l'arrière petit-fils d'esclavagiste que je suis
21 avril 2008 à 5:11
Avec ton depart, c'est une page de l'histoire de la Martinique qui se tourne, c'est un chapitre de l'histoire de france qui se termine, c'est un livre de l'histoire de monde qui se referme.
j'ose croire que les Grands de se monde auront à coeur de placer se livre à sa juste place pour que les générations présentes et à venir se souviennent.
MERCI POUR TOUT PAPA CESAIRE.
23 mai 2008 à 14:48
bravo pour votre travail. je suis un vrai "négropolitain", papa Martinique et mamaman métissée Sainte-Lucie, Français mais pas pour tout le monde... je revendique tous mes héritages et votre travail m'aidera à savoir d'ou je viens,à en être fier et à aprendre à mes enfants, encore plus métissés que moi, à en être fiers aussi!!! continuez!! et merci Monsieur Césaire!
30 mai 2008 à 19:00
j'ai grandi a l'ombre de mes parents,sans trop me méler des "affaires des grandes personnes".
J'ai bien entendu par-ci,par la des histoires d'esclavages...qui sont vite devenues a l'adolescence des légendes, j'usquau jour ou la rencontre avec des "RITES et RYTHMES" funéraires...GWOKA, LEWOZ...ont bousculé le doux réveur que j'étais(je suis).
J'ai discuté et meme approché, certains projets de mettre en images les "histoires de VIES" de mes propres parents,..mais vous Mr BILE vous l'avez fait, c'est peut-etre ce qui nous résume nous antillais...et je vous en remercie.
Mille,bravo pour ce "JOB" que je sais long et difficile...mais le puzzle est lancé...
Helissey georges, née a coté de ma vielle DAME la Soufrière a St-claude en Guadeloupe.
13 juin 2008 à 4:49
Ceux qui le reclamait au Panthéon ont oublié de le beatifier aussi car les sont sont aussi les artisans de paix; les doux et les pauvres de coeur. Ces vertus vous ne me dementirez pas ont fait l'homme. Vous qui l'aimiez, priez pour lui .
Monseigneur Jean Ndjewel.
16 juillet 2008 à 17:59
Trop court on aimerai en savoir plus.
Je suis métropolitaine mais je comprends qu'il est important de savoir d'où l'on vient. Connaitre notre histoire qu'elle qu'elle soit est vitale pour la suite de notre vie. Si le fait de mieux comprendre peut aider les gens à vivre ensemble alors il faut en parler.
Bravo pour l'investissement de SERGE BILE.
Cordialement
31 janvier 2009 à 1:53
salut
Chapeau bas!! Mr Serge Bilé, je trouve que vous faites un travail très remarquable, je ne suis pas Antillais, je suis Breton, mais la chape de plomb que vous contribuez à bouger c'est utile pour tous les hommes parce que nous sommes sous la même.Connaître notre histoire nous rend plus libre et aussi plus heureux, moins angoissé.